GNIDZAZ Jean-Michel

On connait surtout de lui les compositions cinétiques bi et tridimensionnelles qui marquèrent son œuvre dans les années 1990. Usant de jeux de collage et de pliage de simples feuilles de papiers, d’agencements géométriques, de contrastes colorés directement efficaces, l’artiste revivifiait alors la tradition cinétique sur un mode non spectaculaire.

Jean-Michel Gnidzaz s’inspirait ainsi de l’essence conceptuelle des travaux de Soto plutôt que de leur tendance au gigantisme, et refusait la précision aseptisée d’autres peintres du mouvement cinétique pour une touche personnelle redonnant une place essentielle au geste, à une certaine performativité de la peinture.

Au fil de ses recherches, Jean-Michel Gnidzaz a ainsi pu produire une oeuvre forte, capable de se démarquer avec impertinence des figures tutélaires qui jalonnèrent sa formation aux Beaux-arts à Toulouse. Après une décennie de réflexion consacrée aux compositions géométriques, Jean-Michel Gnidzaz rompt aujourd’hui avec la pure abstraction, et donne une nouvelle orientation à son travail.