GRUSS Sabrina

Née à Paris en 1958.
Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique
Diplôme d’université de formation aux réalisations multimédias
Son travail personnel se développe autour d’une recherche sur l’identité, la mémoire et la trace.

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«  Cette arpenteuse de garrigue et autres décharges sauvages, s’improvise quotidiennement archéologue et fouille sous bois et tas de rouille. Sabrina GRUSS y cultive so jardin intérieur et creuse son imaginaire. Elle ne cherche pas elle trouve, des petits crânes de piafs ou de vieux verrous qui, entre ses mains d’alchimiste, ouvre des portes vers l’ailleurs. Son activité de glaneuse s’apparente à une quête d’identité et à une cynégétique mystique.

Un je(u) de foi qui traque la mémoire et la trace pour récolter au fond de son tamis d’orpailleur, davantage que des sculptures, des créatures à fantasmes.

Sabrina GRUSS lèche les plaies d’un horizon en jachère, ressasse les liturgies d’aubes épuisées.

Face à tout ce bestiaire révélé qui tressaute entre les tempes d’un lyrisme à la cisaille, son souffle original tient tête aux tatouages de l’ennui et aux fissures de l’enfance. » René DIEZ

 

 » Ces créatures hybrides  paraissent sortir tout droit de l’univers des contes et légendes, s’être échappées de la forêt de Brocéliande ou du Pays des Sortilèges. Humanoïdes, quoique mâtinés de minéral (fossilisé), de végétal (pourri) ou d’animal (crevé), tous ces gnomes et gnomides fantasmagoriques, tels d’immémoriaux esprits follets issus du sein même de la terre, semblent grandement surpris de se trouver ainsi présentés en pleine lumière.

Confondus par le fait que leur mystérieuse existence soit découverte, ils en demeurent comme interdits sinon inquiets, scrutant nos réactions de leurs prunelles nyctalopes.

Bientôt rassérénés  les plus tapageurs se ressaisissent illico de leur instrument extravagant  pour nous jouer en trio une hallucinante musique d’outre-tombe, d’autres nous présentent fièrement leur infâme progéniture, bercent leur rat mort ou leur crapaud momifié, enfourchent hardiment leur abracadabrantesques monture, se remettent à festoyer ou s’égaient en ribambelle.

Ces Malicieux touchent aux démons comme les Fées touchent aux anges. Bien qu’on les sente susceptibles et ombrageux, on ne s’en inquiète pas trop, car on s’aperçoit vite que tout ce petit peuple en haillons possède un goût vif pour la sarabande, la cavalcade, la mascarade, le tintamarre. Comme nous, quoi!   »

André Stas extrait de : » L’ossuaire enchanteur » Le Galopin mars 2008

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